Son oncle Nicolas, arche­vêque de Myre, annonce la faveur dont le nouveau-né est entouré : « Dieu a communi­qué à Nicolas d'une main li­bérale de si grandes grâces, qu'en tous les siècles à venir les hommes auront l'objet d'en parler ».

 

Avide d'entendre les Écritures

 

Plus tard, l'enfant est envoyé chez un professeur pour y prendre des leçons. Il en tire grand profit.

Passant devant une église à l'aller comme au retour, il s'y arrête pour y prier. Il y entraî­ne souvent ses camarades, et, ensemble, ils entendent la lecture de l'Écriture : à cette époque, en effet, la coutume voulait qu'il y ait, en perma­nence dans les églises, une personne qui lise et interprète la Bible.

Il rencontre, un four, une femme boiteuse qui lui de­mande l'aumône. Il fait sur elle le signe de la croix et lui dit

« Au nom de Jésus de Nazareth, lève-toi et marche ! » La femme est aussitôt guérie. Ce miracle attire, bien sur, l'attention de tous.

Parvenu à l'heure des choix, Nicolas s'oriente vers la théo­logie ; il écrira plusieurs livres. Il accompagne ce travail intel­lectuel d'un jeûne austère, re­pensant au trouble d'Adam et Ève lorsqu'ils ont entendu Satan leur dire : « Vous serez comme des dieux, sachant le bien et le mal. »

Vers l'an 300, ses parents meurent de la peste.

À cette époque, le jeune homme entend l'appel du Christ Va, vends tout ce que tu as et donne-le aux pauvres. Il demande au Seigneur l'occasion de le faire discrètement.

 

Le discret donateur

Dans les environs de Myre vit un homme noble, devenu très pauvre. Il n'a pas les moyens de doter ses trois filles, en âge de se marier, ni même de les nourrir. Il décide de les prosti­tuer. Il en informe ses filles qui s'y opposent et supplient Dieu de leur venir en aide. Nicolas, entendant parler de ces évé­nements, vient une nuit dépo­ser une bourse auprès de la chambre du père. Au matin, celui-ci découvre le don. Y voyant une aide de la Providence, il décide d'utiliser cette somme pour doter et marier l'une de ses filles. Peu après, Nicolas renouvelle son offrande pour la deuxiè­me fille, puis pour la troisiè­me. Le père finit par sur­prendre le généreux « aumô­nier ». Le jeune homme pré­fère quitter la ville pour fuir les louanges des habitants. On voit, dans ces trois au­mônes, l'origine de la coutu­me qui consiste à représenter saint Nicolas avec trois pommes d'or.

Ordonné prêtre à 23 ans, il se retire dans un monastère. Dès l'âge de 24 ans, il en de­vient le supérieur. Plus tard, saint Nicolas appa­raît miraculeusement à des marins en péril qui invoquent son secours, sans jamais l'avoir vu. Désirant le remer­cier, ils viennent à Myre et le reconnaissent alors qu'il cé­lèbre la messe.

En 316 paraissent des édits de l'empereur d'Orient condamnant les chrétiens. Ceci n'arrête pas l'évêque dans le soin qu'il prend de son troupeau. Si bien qu'il est mis en prison, puis banni. Toute sa vie, il gardera la marque des mauvais traite­ments qui lui sont infligés. La paix revient avec l'Édit de Constantin. Libéré, Nicolas fait de nombreux voyages pour annoncer l'Évangile. Il n'hésite pas à détruire plu­sieurs temples pâiens.

 

Nicolas face à Arius

 

En 325 se réunit le Concile de Nicée, contre l'arianisme. C'est en s'y rendant que l'évêque de Myre ressuscite trois petits garçons : ceux-ci avaient été tués et mis en pièces par un hôtelier. En plein Concile, Arius blas­phème, refusant de croire en la divinité du Christ. En l'en­tendant, Nicolas s'avance au milieu de la salle et le gifle avec force.

Arius en demande réparation à l'empereur Constantin, pré­sent. Celui-ci s'en remet au jugement des évêques, qui ôtent à Nicolas la dignité épis­copale et le mettent en pri­son. Mais pendant la nuit, le Christ et Marie lui apparais­sent et lui remettent l'Évangile et la distinction d'archevêque. Ce miracle étant connu de tous, il est délivré par les évêques qui lui demandent pardon et le rétablissent dans sa dignité.

De retour à Myre, il rassemble un concile provincial. Il fait connaître à toute la région les décrets de Nicée. Puis il se rend à Rome où il est reçu par le pape Sylvestre.

À 65 ans, sentant la mort ap­procher, il convoque le peuple pour une messe d'adieu. Puis il se retire dans un monastère pour se préparer au grand passage. Ayant reçu les der­niers sacrements, il demande à Dieu l'aide des anges. Lui-même et son entourage voient s'approcher saint Michel, plu­sieurs légions d'anges et des patriarches. Lorsqu'il meurt, les anges conduisent son âme au ciel, en présence de Dieu.

 

Prions donc Saint Nicolas pour la France, qu'il protège tous ses enfants :

Notre Père,

Je vous Salue Marie,