C'est bien à propos que la Nativité de Notre Seigneur a inauguré cette gloire de telle sorte que le jour où l'eau régénératrice vous préparerait au salut fût aussi le jour où le monde a reçu celui qui est né pour sa rédemption, le maître du ciel C'est pourquoi le jour où l'on célèbre la naissance du Seigneur, qu'il soit aussi le vôtre; c'est-à-dire que le jour où vous êtes né au Christ est aussi le jour où Le Christ est né au monde, jour où vous avec consacré votre âme à Dieu, votre vie à vos contemporains, votre renommée à la postérité.

Que dire maintenant de la très glorieuse solennité de votre régénération ?

Si je n'ai pu venir participer physiquement parmi les ministres, du moins n’ai-je point manqué d'être en communion, tout à vos joies, puisque la divine piété aura accordé à nos régions aussi ce fait digne de reconnaissance qu'avant votre baptême nous était parvenu un messager de votre très sublime humilité disant que vous aviez fait profession de catéchumène. Par là, après ce que vous aviez dit, attendre la nuit sacrée nous trouva déjà assuré de vous. Nous discutions et nous méditions avec nous-même pour savoir quel serait cet événement, alors que la main multiple des évêques rassemblés, mue par le zèle pour le service saint, ranimait les membres du roi par les ondes de la vie, alors que sa tête redoutable aux peuples s'inclinait devant les serviteurs de Dieu, alors que la chevelure entretenue sous le casque de fer revêtait le casque salutaire de l'onction sainte, alors que, dévêtus pour un temps de la cuirasse, ses membres sans tache brillaient de la même blancheur que sa robe de baptisé. Que cette douceur de ce vêtement, ô le plus florissant des rois, comme vous le croyez, dis-je, vous procure bientôt plus de force que la rigidité des armes; et que tout ce que la faveur du sort vous accorda jusque-là, ce soit désormais la sainteté qui l'augmente.

J'aurais voulu ajouter à tous vos éloges quelques exhortations, s'il avait manqué quelque chose à votre science et à votre religion. Irons-nous prêcher la foi au chrétien converti accompli, cette foi qu'avant cet accomplissement vous avez vue sans prédicateur? Ou bien l'humilité que depuis longtemps vous nous témoignez avec dévotion, alors que vous ne nous la devez d'abord qu'après votre profession ? Ou bien la miséricorde qu'un peuple récemment captif, délivré par vous, a fait connaître au monde par ses cris de joie, à Dieu par ses larmes.

Il y a une chose au monde dont nous voudrions qu'elle l'amplifiât: à savoir que Dieu fasse sien, par vous, tout votre peuple et que des peuples plus éloignés, pas encore corrompus, en leur ignorance naturelle, par la germes de dogmes mauvais, reçoivent de vous la semence de la foi, prise au bon trésor de votre cœur. N'ayez ni honte, ni ennui à construire, par l'envoi d'ambassades sur ce sujet le royaume de Dieu, lui qui a tout fait pour édifier le vôtre. Dans la mesure où ces peuples extérieurs païens seront prêts vous servir d'abord, sous le commandement de la religion, alors on s'apercevra encore que cela a une autre propriété. On les discernera plus par l'appartenance à un peuple qu'à un prince.

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Extrait du livre de Michel Rouche sur Clovis

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Les royaumes ariens étaient les Wisigoths, les Burgondes (où Avit résidait), les Ostrogoths avec le roi Théodoric qui régnait sur l'Italie.

Cette lettre écrite juste après le Baptême de Clovis, montre la portée de l'événement.

Avit habitait Vienne, zone sous influence arienne (germe des dogmes mauvais), n'a pas pu se rendre à Reims pour l'occasion.

Ce Baptême comme Avit l'avait pressenti est un événement capital, qui a changé toute la Chrétienté, et qui a modifié complètement l'histoire de la France et de l'Europe.

Tous les royaumes de cette partie de l'Europe étaient ariens (et wisigoths), seul Clovis a été à contre courant, c'est ce que Avit met en avant et loue dans cette partie de lettre (nous n'en avons qu'une partie).

Les évêques avaient le sentiment que la religion catholique romaine allait être étouffée par l'hérésie arienne. C'est pour cette raison qu'il est si élogieux avec Clovis, et le compare au prince de Grèce, au successeur des empereurs romains, à l'empereur de Constantinople.

Certains historiens prétendent que Clovis a fait un calcul politique pour assoir son pouvoir. Il n'en est rien, au contraire, il allait complètement à contre courant de la pensée commune arienne, et prenait le risque de perdre totalement son royaume.

Lorsqu'il a été baptisé, Clovis a fait un acte de foi énorme, en remettant tout son royaume à la providence, et en s'engageant sur des voies complètement inconnues.

On mesure aujourd'hui la portée de son acte : La France est encore chrétienne et l'Europe aussi.

Aujourd'hui, nous devons refaire le même acte de foi, et confier notre pays à Dieu, le faire revenir à son Baptême.

Pour ce faire, la première action efficace que nous pouvons faire est de prier pour la France.

L’ANGELUS

- L’ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie - Et elle conçut du Saint Esprit. Je vous salue Marie …

- Voici la Servante du Seigneur - Qu’il me soit fait selon votre parole. Je vous salue Marie …

- Et le Verbe s’est fait chair - Et il a habité parmi nous. Je vous salue Marie …

- Priez pour nous, sainte Mère de Dieu - Afin que nous devenions dignes des promesses du Christ. Je vous salue Marie …

Prions : Que ta grâce, Seigneur notre Père, se répande en nos cœurs. Par le message de l’ange, tu nous as fait connaître, l’incarnation de ton Fils bien-aimé. Conduis-nous, par sa passion et par sa croix, jusqu’à la gloire de la résurrection. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.