Ce que lit alors le pape le confirme dans son intuition. Le texte, à la façon des prophéties imagées de la Bible, fait mention d'un « évêque en blanc » (« nous avons eu le pressentiment que c'était le pape », précise par écrit la voyante) qui traverse une grande ville en ruine « à moitié tremblant, d'un pas vacillant, affligé de souffrance et de peine », et qui tombe finalement sous les balles.

En janvier 1982, deux ans après sa première démarche infructueuse, l'évêque de Leira, Mgr Alberto Cosme do Amaral, profite d'une audience générale pour inviter à nouveau le pape : sans protocole, Jean-Paul II lui confie qu'il se rendra à Fatima le 13 mai. Le voyage est annoncé officiellement en février. Au Portugal, c'est l'enthousiasme.

Le dimanche 21 mars, dans la plus grande discrétion, une délégation conduite par le nonce apostolique, Mgr Santé Portalupi, se rend auprès de Lucia, au carmel Sainte-Thérèse de Coimbra, pour sonder la religieuse sur la volonté papale. Le compte rendu du nonce achève de décider Jean-Paul II : il accédera, sur place, à la « demande » de la Vierge de « consacrer la Russie à son Coeur immaculé ». L'opération se fait en deux temps. Le 20 avril 1982, le secrétaire d'État Agostino Casaroli envoie une lettre à tous les évêques annonçant que Jean-Paul II va se rendre à Fatima pour « remercier Notre-Dame de lui avoir sauvé la vie » et « renouveler, en union spirituelle avec tous les évêques du monde, les deux actes de dévotion effectués par Pie XII ». Pie XII, en effet, avait déjà consacré le monde et la Russie à la Vierge, une première fois au plus fort de la guerre mondiale, en 1942, puis en pleine guerre froide, en 1952, dans une lettre Sacro Vergente Anno où il nommait explicitement « tous les peuples de Russie ».

Jean-Paul II sait que cet acte n'a pas été validé - selon Lucia - car Pie XII n'a pas associé l'ensemble des évêques à son geste. C'est donc « uni à tous les prêtres de l'Église » et en « union collégiale avec tous les évêques du monde » qu'il préside une cérémonie solennelle à Fatima, devant plus d'un million de personnes agitant régulièrement des mou¬choirs blancs. Au plus fort de la cérémonie, le pape agitera, lui aussi, un mouchoir blanc, joignant son geste à celui de la foule.

Quel n'est pas l'étonnement de Jean-Paul II, en recevant Lucia juste avant de repartir pour Rome, d'apprendre de sa bouche que la consécration n'est pas valide ! La voyante affirme, comme pour Pie XII, que le pape s'est contenté d'« informer » les évêques du monde entier alors qu'il aurait dû les « convoquer ». Il faut tout recommencer. Dans les couloirs de la Curie, nombre de prélats estiment, en privé, que la carmélite de Coimbra y va un peu fort. Ce n'est pas le cas de Jean-Paul II, qui multiplie les gestes de dévotion à l'égard de Fatima - en mars 1983, contre l'avis de tout son entourage, il fait escale à Lisbonne sur la route de l'Amérique du Sud pour y rencontrer les évêques portugais, qu'il vient pourtant de recevoir au Vatican en visite ad limina - et profite du synode sur la réconciliation et la pénitence, à l'automne, pour renouveler avec les évêques l'acte de consécration du monde à la Vierge, le 16 octobre 1983. Puis il invite tous les évêques, par lettre, à renouveler ce « témoignage commun » à la date du 25 mars 1984, fête de l'Annonciation.

Malgré tous les avis contraires, Jean-Paul II accueillera à Rome la fameuse statue(de la vierge de Fatima), en grande pompe, le 24 mars 1984. Ayant demandé à l'installer d'abord dans sa chapelle privée, il y passe la nuit à prier, dans un tête-à-tête extraordinaire, comme si une relation personnelle s'était peu à peu nouée entre lui et la Madone. Le lendemain, à l'issue de la messe dans la basilique Saint Pierre, où la statue a pris place, Jean-Paul II renouvelle solennellement l'acte de consécration « des hommes et de ces nations qui en ont particulièrement besoin » au Coeur immaculé de Marie. II aurait voulu citer explicitement la Russie, mais a fini par céder à la pression de la Secrétairerie d'État pour laquelle nommer la Russie eût été considéré, sur la scène internationale, comme une provocation politique.

Le lendemain de la cérémonie, Jean-Paul II a invité à déjeuner l'évêque de Leiria, le recteur du sanctuaire et le prêtre portugais chargé du dossier de béatification des deux premiers voyants de Fatima, Francisco et Jacinta. En sortant de table, il confie personnellement à l'évêque « un présent pour Notre-Dame »: une petite boîte aux armes du pape contenant... la balle qui a failli le tuer. De retour au sanctuaire de Fatima, le recteur, Mgr Luciano Guerra, ouvre le coffre-fort où repose la couronne de la statue, qu'il examine avec une certaine réticence : comment placer un vulgaire morceau de métal dans ce chef-d'oeuvre de joaillerie précieuse ? Sceptique, le prêtre tourne et retourne le joyau entre ses mains. II aperçoit bien un petit trou, entre les tiges et la croix : il y loge la balle et constate, stupéfait, qu'elle s'y adapte à la perfection. Au millimètre près.

De son carmel, Lucia a fait savoir au nonce apostolique que, cette fois, la consécration de la Russie au Cœur immaculé de Marie était valide.

Elle le confirmera publiquement par lettre le 8 novembre 1989. La date, une fois encore, laisse songeur : le lendemain soir, à la stupéfaction de la planète entière, le mur de Berlin s'ouvre dans une explosion de joie historique.

La demande de consécration transmise lors d'une vision à soeur Lucie, voyante de Fatima est la suivante :

Ensuite, Notre-Dame me dit : «Le moment est venu où Dieu demande au Saint-Père de faire, en union avec tous les Evêques du monde, la consécration de la Russie à mon Coeur Immaculé. Il promet de la sauver par ce moyen. Ils sont tellement nombreux les péchés que la justice de Dieu condamne pour être des péchés commis contre moi, que je viens demander réparation. Sacrifie-toi à cette intention et prie» !

Je rendis compte de ceci à mon confesseur, qui me demanda d'écrire ce que Notre-Seigneur voulait que l'on fasse.

Plus tard, par le moyen d'une communication intime, Notre-Seigneur me dit, en se plaignant :

«Ils n'ont pas voulu écouter ma demande... ! Comme le Roi de France,

ils s'en repentiront et ils le feront, mais ce sera bien tard. La Russie aura déjà répandu ses erreurs dans le monde, provoquant des guerres et des persécutions contre l'Eglise. Le Saint-Père aura beaucoup à souffrir» !

On voit par ce dernier texte, qu'une des causes spirituelles de la chute des Rois de France, de l'arrivée de la Révolution, de l'expansion des idées de Marx (qui a passé de nombreuses année à Paris), et de la perversion de la Russie, est le refus des Français d'écouter la demande du Christ de consécration. Cette demande a été formulée à Sainte Marguerite Marie Alacoque, et il s'agissait que le Roi consacre la France au Sacré Coeur de Jésus. Cette consécration a plusieurs fois été faite, mais comme pour la Russie, les conditions spirituelles n'ont jamais été pures, et la France est depuis toujours en situation de péché.

Mais que faut il faire?

I!!!l Faut Prier, se Purifier et demander pardon pour toutes les infamies que nous avons commises, nous même, ou nos ancêtres. Nous pourrons ainsi redevenir la fille ainée de l'Eglise et retrouver notre place de baptisée.

Comme prière pour ce moi nous proposons :

Reine de France, Priez pour nous !

O Marie, Reine du Ciel et de la Terre, Vous qui avez été sacrée Reine de France, protégez tous Vos enfants, accordez-leur sans cesse Votre soutien maternel, Votre secours en toutes circonstances.

Mettez en déroute, avec les Légions Célestes à Vos côtés, les ennemis de la Sainte Eglise, tous ceux qui se moquent des Lois Divines et qui veulent mettre en échec le plan de Salut de Dieu à travers la France. Vierge Marie et Saint Joseph, accordez à tous les Français la force de réagir devant une telle situation d'incroyance et d'impiété. Que la Foi brille à nouveau en France et soit un flambeau de vie et de vérité pour toutes les nations. Reine de France, soyez désormais victorieuse avec les Légions Célestes, avec Saint Joseph et tous les Saints et Saintes de France.

Que la France, Votre Fille, retrouve grâce aux yeux de Votre Divin Fils, que ses péchés, nombreux, lui soient pardonnés et que la Paix, l'Amour et la vraie Liberté, celle qui vient de Dieu et non des hommes, soient à nouveau un modèle pour tous. Reine de France, priez pour nous et venez au secours de tant d'âmes en péril. Reine de France, soyez victorieuse en France et dans le monde entier.

Sacré Cœur de Jésus, venez au secours de la France. Amen