Il y a quelques jours mon épouse m'a dit : " comment peux t'on se suicider pour un travail ?"

Ce soir j'avais un sous traitant roumain qui travaillait dans mon entreprise, qui m'a fait la même réflexion : " Quand on m'a proposé un contrat à durée indéterminée en France, j'ai dit qu'est ce que c'est? Si un travail ne me plait pas, je m'en vais. Pour moi je suis habitué à un travail libre à tout point de vue. Au Danemark, il y a totale liberté, et c'est le pays où il y a le moins de chômeurs. Les Gens de France Télécoms qui se suicident, pourquoi ne quittent ils pas leur travail?"

Bref il est facile de reporter la faute sur tel ou tel chef, mais il serait peut être plus juste d'analyser pourquoi ces gens se sont entêtés à rester au travail. C'est d'autant moins compréhensible que tout les mécanismes de protection existent, chômage, sécurité sociale...

La vie par essence est risquée, c'est ce que dit ce jeune Roumain, il est naturel de prendre le risque de changer de travail. C'est ce qui lui permet de progresser, de s'adapter, de vivre. N'est on pas fragilisé lorsqu'on a des protections trop contre nature.

C'est pourquoi, la responsabilité des suicides n'est plus uniquement le fait des dirigeants, mais vient des choix politiques des français pendant ces dernières décennies : NOUS SOMMES TOUS RESPONSABLES.

Nous avons ôté les défenses naturelles de ces gens en les surprotègeant et en refusant nos responsabilités humaines, celle que Dieu nous avaient confiées : " soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez la." Au lieu de cela nous avons accumulé les richesses et écrasé l'autre pour s' attribuer celles qui lui appartenait (attitude courante dans la fonction publique).

"tu ne convoiteras aucune chose qui appartienne à ton prochain" (voir les 10 commandements)

Ne souffrons nous pas d'idolâtrie du travail, ou plutôt de l'emploi à vie ?