Le Péché de la France (2) : Elections Européennes
Par Admin le lundi 1 juin 2009, 15:22 - TEXTES - REFLEXION - Lien permanent
La France est un bien curieux pays.
C’est en France qu’est né le concept de
l’Etat-nation
Ce concept quelque peu contradictoire fut créé sous Philippe le Bel par les légistes' du roi de France pour justifier juridiquement les crimes du pouvoir royal contre la papauté, les Templiers, les juifs...
À cette époque émergea donc en France une classe (au sens marxiste du terme) qui avait pour ambition de faire croître son pouvoir en développant le pouvoir royal au détriment des contre-pouvoirs existant en ces temps reculés : féodalité, Église, pouvoirs régionaux, parlements, municipalités, etc…
Elle inventa alors la notion de
Raison d État,
notion dont l'utilité ne s'est jamais démentie depuis.
Autrefois, les princes commettaient des crimes et des exactions, mais c'était le fait du prince et personne n'essayait d'expliquer que ce crime était une bonne chose, même pas lui. Parfois même il avait des remords.
Un crime restait un crime.
Avec cette classe apparaît une notion nouvelle, celle du crime non pas excusable, non pas pardonnable, mais légitime, mais nécessaire. (Responsable, mais pas coupable)
Cette notion fut une incroyable avancée juridique, qui permit à de nombreux bienfaiteurs de l'humanité tels Lénine ou Mao d'exercer leur pouvoir avec toute la modération que l'on connaît.
Il allait sans dire que le pouvoir ainsi conquis serait contrôlé par elle. D'une façon générale, elle n'est pas très regardante sur celui qui exerce le pouvoir officiel dans notre pays et elle servira avec le même professionnalisme de Gaulle ou Pétain, à condition qu'il soit admis qu'elle est au-dessus des lois. (Combien de coupables jugés pour le scandale du Crédit Lyonnais ou les délits d'initiés de la Société Générale ? Aux États-Unis, les escrocs d'Enron sont déjà en prison ! ) Depuis huit siècles, le pouvoir exercé par cette nomenklatura court comme un fil d'Ariane au travers de toute l'histoire de France.
Cette classe a créé son propre droit, le droit administratif, outil majeur de centralisation et de contrôle.
Des siècles avant Mussolini, son cri de guerre, jamais exprimé officiellement mais toujours sous-jacent, sera
« Rien sans l État, rien en dehors de l État, tout par l État. »
Elle a été à l'origine de la Révolution, de la levée en masse (invention de la guerre totale), de la Terreur, des nationalismes français et européen, du colonialisme français, du droit administratif, du pouvoir centralisé...
Cela supposait, bien entendu, un recrutement ouvert et que les meilleurs de la nation soient cooptés, ce qui fut fait par le biais des grands concours à partir de Napoléon.
Depuis bientôt huit siècles, cette « méritocratie » vaguement héréditaire administre et gouverne.
Elle s'inscrit dans la durée, et peut tout à fait attendre jusqu'à ce qu'un politique qui les gêne perde le pouvoir.
Elle a inventé d'ailleurs un concept merveilleux qui permet de promouvoir la croissance de son propre pouvoir, tout en soutenant qu'elle agit pour le bien de la communauté.
Bien entendu, cette vertu n'existe que chez nous et a pour nom « le service de l’État ».
Ses grands hommes sont Philippe le Bel (le roi faux-monnayeur), Louis XI, Richelieu, Louis XIV, Colbert, Carnot, Napoléon, de Gaulle, qui tous ont établi ou rétabli la prééminence de l'État français sur la société civile et politique.
Ses porte-parole récents : Jacques Delors naguère, aujourd'hui Jean-Claude Trichez, gouverneur de la Banque de France, Pascal Lamy, commissaire européen, Hubert Védrine, Valéry Giscard d'Estaing...
L'ennuyeux -pour elle-, c'est que cette nomenklatura contrôle maintenant à peu près tout en France et que les espaces de croissance deviennent très limités pour ses troupes, avides d'être utiles.
Or un pouvoir qui ne peut plus croître est un pouvoir condamné
La décision a donc été prise de créer un État européen, dont les membres de cette nomenklatura seront, bien entendu, les administrateurs.
Un État européen suppose un espace monétaire com¬mun, du moins dans leur conception centralisatrice du pouvoir politique. Il fallait donc créer une monnaie européenne.
Le projet a commencé sous le président Giscard (parfait exemple de cette méritocratie) à la fin des années 70, et a été définitivement bouclé au début de 2002.
Extrait « des lions menés par des ânes » Charles Gave, (Robert Laffont), Analyste financier docteur en économie de l’Université de Chicago.
Dans ce texte, l’auteur met en évidence le péché d’orgueil français : Oublier les commandements divins, se détacher de Dieu, de la Papauté, renier toute spiritualité dans la vie publique et créer un état Laïc avec tous pouvoirs et même celui de tuer pour la "raison d'état". Qui définit la "raison d'état". Un homme politique qui renie sa foi devient un petit dictateur, puisqu’il n’a plus comme barrière que lui-même, c'est-à-dire peu de choses.
Il serait peut être bon de bien définir la
" LAICITE POSITIVE " ,
Comme Benoît XVI nous l’a demandé lors de sa venue en France en Septembre 2008.
Près de Douai, le crucifix au placard 2 avril 2009
Dans la région de Douai, à Wandignies-Hamage, un crucifix orne les murs de la cantine depuis cinquante ans. Jusqu'à la plainte déposée par Lucie, une institutrice retraitée, âgée de 89 ans, qui s’est avisée subitement du scandale de la situation « au nom de la laïcité »…
Accroché dans les années 1960, le crucifix vient donc d'être dissimulé par deux volets en bois, à la suite d’une décision du tribunal administratif de Lille. Dans le village, on s’étonne toujours : « On n'avait même pas pensé que ça pouvait gêner » avoue le maire, Erich Frison.
L’histoire n’est pas si ancienne. La cantine scolaire était naguère la salle du catéchisme, puis une salle d'oeuvres devenue ensuite le local des aînés, puis la salle de restauration des élèves de l’école municipale. Mais le catéchisme y est toujours enseigné. Éprise de laïcité, l’institutrice citoyenne s’est pourtant émue de la menace pesant sur les petits élèves.
Mais les villageois ne l’entendent pas de cette oreille. Une pétition de protestation a circulé dans le village : « Ils sont 99% à nous soutenir », a déclaré Bernard Dujardin, membre du comité paroissial et adjoint au maire, à la presse locale. Le maire a fait appel du jugement. La Voix du Nord salue cependant sa solution de compromis : une paire de volet qui épargnera désormais aux enfants de subir l’image de Jésus crucifié, cette atroce atteinte à la laïcité.
Cette anecdote montre la bêtise de la laïcité telle que nous la pratiquons, et qu'un Tribunal administratif s'en occupe est encore plus navrant !